¤*Flocon de Soleil*¤

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23 juillet 2008

*Don't Say Goodbye*

"Je connais ce regard..."

Et si c'était vrai? Et si rien n'avait changé? Et si... Je me sens mélancolique, étrangement mal, envie de courir en hurlant, d'expulser hors de moi ce trop plein de sentiments, d'amour, de chagrin, d'incertitude...
Le soleil brûle ma peau, c'est désagréable et pourtant, je me surprends à apprécier. Les yeux tournés vers le ciel, ah, si je pouvais m'embraser moi aussi à mon tour, comme cet astre qui me nargue de là-haut.
J'ai le cœur en mille morceaux, je les sens s'agiter, s'entrechoquer, essayer de s'échapper; et j'ai envie d'exploser pour enfin les libérer.

Je croyais pouvoir tout dire, enfin me libérer de ça, mais je me demande si le jeu en vaut la chandelle... Je croyais être à la hauteur. Je croyais avoir tourné la page, fermé la porte derrière moi, être prête pour une nouvelle chance, une nouvelle page de cette histoire. Mais j'avais tort. I was wrong, so wrong. Comment la laisser partir sans pleurer? Comment la laisser partir sans lui dire? Comment lui... te dire que j'espère que tu as déjà tout compris et que tu ne dis rien par discrétion, par amitié, pour ne pas m'embarasser, ou ne pas t'embarasser toi, puisque que tu ne saurais quoi répondre... Comment te dire que j'espère que tu as tout compris et que j'aimerais que tu me remercie? Comme si on pouvait remercier quelqu'un d'avoir passionnément souffert; puisqu'au fond je ne t'ai jamais vraiment sauvée du mal qui te ronge...

Et plus le temps passe et plus je te vois grandir, briller, prête à t'envoler... Qui serais-je donc pour te retenir? Quelle amie serais-je à vouloir te garder pour moi, à vouloir plus d'amour de toi, au détriment du reste? Sans doute devrais-je me résigner, notre amitié a besoin de distance et d'ambiguïté pour s'épanouir. Notre amitié a besoin d'un ciel d'Ecosse pour rêver, de kilomètres pour se confier, de séparations pour se renforcer... et de sourires pour m'apaiser. Je n'arrive pas à m'empêcher d'être désolée, désolée de t'avoir menti, désolée de vouloir tout te dire maintenant, désolée que tu t'en aille, désolée de ne pas te voir assez, désolée d'en vouloir toujours plus, toujours trop, désolée de t'avoir détesté pour t'avoir trop aimé...

Qu'on le veuille ou non, je suis enchaînée à toi, prisonnière de mon plein gré, si tu coule je coule, si tu te détruis je me détruits, et si tu souris... Je te souris et je soupire en apparté de ne pas être la raison de ce sourire. Étrange amitié qu'est la notre, qui dure depuis plus de 5 ans maintenant, qui a été plus des lettres, des sms, de appels, de l'msn que des paroles et des embrassades. Et qui surtout, a été (est?) démesurément déséquillibrée.

Mais quand tu prends ma main, quand tu passe ton bras autour de mon cou... Ces gestes dont l'absence m'arrachait le cœur, je le ai maintenant, si tu savais comme je voudrais que tu ne me lâche jamais... Et comme j'aimerais te serrer dans mes bras, encore et encore. Te dire merci. Te dire "je t'aime". Te dire que quand je te vois heureuse, je m'emplis de joie, j'implose, j'ai envie de rire, de t'embrasser, de décrocher la lune pour toi je pouvais.

Ne me laisse pas. Ne lâche pas ma main. Ne me laisse pas.

"Moi j'ai peur du noir

S'il te plais ne t'en vas pas

Rejoindre les lumières du soir

S'il te plais reste avec moi."

 

Posté par makkura à 20:42 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


17 juillet 2008

*A Man I Can Trust*

And then...

I realised the one I am affraid of is me.
And then I realised the one I love is the one who saves me each day.
And then I realised I am stupid, and blind.

Say goodnight and go, just say goodnight and go.

How do you manage to be both so detestable and so adorable? I feel like I'm only one of those.
You hold me back each time I gonna loose the fight. Each time I'm gonna let it go.

It's me, just me, poor me, poor you. Shall we carry on like this, if you please?

"Arc'hant a zeu, ac'hant a za; Gwir garantez morse ne gemma."

This is our path, love.

Posté par makkura à 01:46 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 juillet 2008

*May the Wind Fly me Away*

"Faut pas pleurer,
On est plus rien quand on a tout
On est si bien quand on est fou."

Oui, mais...

Il m'a dit "écris!", alors j'écris. J'obéis, puisque c'est la seule chose que j'aie à faire dans cette maison de la désolation.

Et si j'allais danser sous la pluie?.. Oui,sauf que même la pluie aime se foutre de ma gueule: elle s'arrête quand je viens à sa rencontre.

Je n'avais pas saisi que "connexion 56k" était en réalité une "connexion pouvant atteindre 56kb/s à tout péter, quand il fait beau et que les câbles sont bien lunés". Et que donc, forcément, ma GameBoy Color démeusurée n'atteint même pas les 50kb/s. Moyenne de 46kbs. 46 666 bs pour être exact. 666, ouais. Ça me fait 46 666 diaboliques raisons de vouloir exploser cet "ordinateur" à coups de barre de fer (qui peut tout faire), de le jeter dehors, de danser la danse de la pluie en écrase-merde dessus, de faire des ptits tas de boulons, des ptits tas de fils multicolores, des ptits tas de circuits imprimés -tout ça bien rangé-, d'étrangler le processeur avec le cable internet, de frire le modem au beurre salé et balancer l'écran du haut d'un pont (quoique, c'est peut-être la seule partie récupérable de l'ordinateur).

Et dans mon désert technologique, où chaque connexion est une quête du Graal, un défi épique et très souvent soldé d'échecs en tout genre ( "Kernel 44", "Flash explorer", "Mémoire vive insuffisante pour ouvrir ce programme"... Le roi des démons a plus d'un tour dans sa bécasse), je me sens, comment dire... Un tantinet seule.

Les cheveux de ma mère tombent par paquets, semant le désespoir dans son cœur et le mien, elle tient bon pourtant, et moi je pleure en cachette parce que je ne veux pas la faire pleurer aussi. C'est dur. ("Qui sème le cheveu récolte la perruque", hein? Jamais ça ne m'a paru aussi cruel.) Mon père est fidèle à lui-même: détestable. Insupportable. Intenable. Je ne vais pas entrer dans les détails, mais... Mon chat se fait vieux, faible et maladivement casanier.

Tout ici est détruit, vieux, pourri, malade, chiant, inutilisable ou hors-service. L'ordi familial, mon ordi, les deux lecteurs CD, la douche, la télé et ses 3 chaînes (youpi, Tour de France, Magnum ou Vidéo Gag? J'hésite là), la gazinière, la porte de la véranda, l'évier, le temps, la voiture, le téléphone... La bibliothèque (mon seul refuge) est fermée tout l'été pour travaux et même les vêtements que je repasse font exprès d'être chiants et d'avoir des plis féroces et indomptables...

Et moi je meurs d'ennui...

Non, je ne veux pas écrire à la main, c'est long et fastidieux, et puis il faut tout retaper à l'ordi ensuite, et non, je ne veux pas écrire à l'ordi parce le mien plante toute les 5mn, et la GameBoy color est trop capricieuse pour que je m'y risque... D'ailleurs, je suis étonnée d'avoir pu écrire tout ça sans incident.

Non, je ne veux pas dessiner, parce que je ne suis pas d'humeur, tout simplement. Parce que je ne veux pas dessiner des yeux qui pleurent, encore.

Oui, j'aimerais bien lire, mais QUOI??? Je vais fouiller dans les vieux machins poussièreux qui m'entourent, mais j'y crois pas trop...

Oui, j'aimerais bien me promener mais... pas affronter 4 saisons en une heure. (Je n'ai plus envie de danser sous la pluie.)

Oui, je pourrais parfaitement jardiner, ou balayer les escaliers, ou repasser encore, je devine d'ici les mauvaises herbes, la poussière et la pile de vêtements qui m'attendent... Mais enfin, est-ce un crime de vouloir faire quelque chose, comment dire... d'agréable? Et de préférer rien faire à faire ces tâches? J'ai cuisiné, j'ai fait la vaiselle, j'ai repassé, j'ai trié le linge sale et mis le propre à sécher, j'ai jouée la secrétaire pour ma mère... Et je m'ennuiiiiiiie.

Ça fait du bien d'écrire, quand même. Merci Dieu des démons pour m'avoir laissé rédiger cette note (enfin, ne vantons pas les mérites de la note avant de l'avoir publiée).

Mes personnages et mon histoire virvoltent dans ma tête, tu sais? J'ai vraiment envie d'écrire ce livre. Mais ça ne vient pas, pas encore, alors pourquoi me le reprocher? Je sais que tu essaye de m'aider, alors ne me brusque pas. Ne me fais pas sentir coupable de ne pas essayer. Ça va venir, comme toujours, alors, "laisse le temps au temps". Si dans 5 ans, j'en suis au même point, alors tu pourras me secouer les puces.

Lolita, il est temps que tu fasse un blog, j'ai envie de te lire. Et Kami, il est grand temps que tu donne de tes nouvelles sur le tien! J'espère que tout va bien à Paris. Nono, toi c'est cool tu t'es remise à écrire, ça occupe mes journées de te lire (ben oui, puisqu'il faut 1/2 heure pour charger cahque page, ça occupe, forcément!). Moran, tu es nul: tu n'es pas là. Mais je t'aime quand même, na! J'aimerais pouvoir flaner sur FB. Lena, il faut qu'on se voie vite, hein!

Mes rêves sont bizarres ces temps-ci. J'ai peur.

Envie de Vodka-limonade, de sourires autres que les sourires tristes que j'échange avec ma mère, envie de bras, de baisers, d'amour...

Je n'aime PAS les vacances, et je ne veux plus qu'on me demande pourquoi.

Posté par makkura à 16:18 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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