¤*Flocon de Soleil*¤

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26 février 2009

*It's a new day*

Comme dirait Nollaig...

Tout prend forme, petit à petit. Dans l'incertitude du présent, dans les cris des manifestants, les éternels débats, le monde qui va mal, les drapeaux français qui tombent, les étudiant qui essayent de faire la révolution sans savoir pourquoi, les "dans grève il y a rêve", les folies de mangas, la morosité ambiante, les doutes de tous mes proches pour leur avenir, dans tout ça...

Et bien moi, je continue. Je me suis réveillée il y a quelques jours. Grève ou pas grève, bloquage ou non, j'ai du travail à faire, de quoi m'occuper, ne pas me morfondre. Donc, la philosophie LEA-ienne reprend le dessus. La termino, le stage interne, la com pro anglais... Mes vieux amis (vieux démons?) refont surface, et reprennent le contrôle de mes jours.

Je vais partir en Erasmus en Septembre, je l'ai dis et redis. Mais je ne réalise que maintenant ce que ça veut dire. Je n'en peux plus d'attendre, et en même temps je crève de trouille, peur de ne pas être à la hauteur, d'être paumée. D'autres ont réussi avant moi, alors pourquoi pas moi, oui mais... Non. Les autres ne sont pas moi et quoi qu'on me dise je m'inquièterais toujours. Mais l'impatience prend le pas sur les doutes. Je vais être loin de tout ce que je connais (exepté Moran, ce qui change tout. Moins de challenge mais moins de mal à partir.), pendant 9 mois je vais être autre, je vais être différente. J'imagine tout ce que je vais faire là-bas... Intégrer le club photo de la fac, acheter le sweat à l'effigie de NUI, déambuler sur le campus comme dans les films, faire du cheval dans le connemara, aller à des trad-session, être dans une colloc de fou...

J'aime les énumérations.

Enfin une réponse pour être au pair cet été, toujours en Irlande. Je vais voir mes mails toutes les 5 minutes, je tremble d'exitation, je veux être choisie, je veux y aller! Deux bout de chou trop mignons, même moi qui n'aime pas les enfant je craque, des parents jeunes, ma suite royale avec salle de bain perso et Wi-fi... Me préparer à l'Erasmus, m'entraîner en Anglais, m'acclimater, m'habituer, comprendre l'accent irlandais, prendre mes repères, ouvrir un compte en banque, stresser à mort pour toutes la paperasse qui arrivera en Bretagne et que mes parents devront gérer, y arriver quand même.
Enfin, je vais pouvoir dire que je prends ma vie en main et que les choses changent.

Les choses changent. Il suffit de s'en donner les moyens.

"You change mind like a girl changes clothes. You're hot and you're cold, you're yes then you're no, you're in and you're out, you're up and you're down, you're wrong when it's right, it's black and it's white."

Oui, c'est tout moi. Et même si l'avenir d'après Galway est flou, incertain et fait peur, mes jours à venir me plaisent, et ça me va. Paradoxale? Et alors?

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20 février 2009

*A Hundred Tears Away*

100, tout rond. Et Deezer c'est nul, on ne peut plus blogguer de musique. Ceci étant dit...

Je ne veux pas laisser d'autres décider à ma place. Les paroles des autres me font douter, avoir peur, capituler... Et puis je me rapelle que sans eux j'aurais été mieux, je ne me serais pas posé de questions... Est-ce qu'on a besoin des autres pour se trouver? Est-ce qu'on a besoin qu'on nous ouvre les yeux pour comprendre ce qu'on veut vraiment, ce dont on a besoin?

No, not this time.

Qui sait mieux que moi ce qu'il me faut? Bien-sûr, je passe mon temps à douter de mes choix, mais... Si je me trompe, après tout, qu'est-ce que ça peut faire? Aucune erreur n'est irréparable. En voulant m'éviter une éventuelle désillusion future, tu gâche mon présent. Est-ce que c'est mieux? Quelque chose me dit que oui. Mais une voix en moi crie que non, non, allez vous faire voir, l'enfer c'est les autres. Oui, mille fois oui.
Et l'enfer c'est moi aussi. Et c'est lui.
J'ai envie d'avancer, mais je suis coincée dans mon présent, alors que j'aimerais être plus tard, dans quelque mois, un nouveau départ, un envol. Enfin. Pour réussir, il faut être seul. Oui, pour réussir le roman, la photo. Mais ma vie? Pourquoi pas avec lui, hein? Pourquoi? Oui, il y a un problème, non je ne sais pas d'où il vient. Et partir serait la solution? Je ne sais pas. Je ne crois pas. Peut-être que je regretterais d'avoir pensé ça. Que je regretterais ces années à douter, à comater, à stagner. Peut-être. Mais si je pars, je regretterais aussi peut-être d'avoir gâché une belle histoire.

Who knows?

Je me dis que j'ai tort, mais je me sens retomber au fond du puits. Je suis au bord, et les tenèbres m'attirent. Au fond, il n'y a pas à ce poser des questions, on pleure et on déteste le monde. L'eau froide endort, l'obscurité rend aveugle et sourd. Fermer les yeux et m'endormir à jamais. Vivre en paix, c'est mourir.
J'aimerais accélerer le temps, pour vivre de nouvelles choses, même si je le sais, elles seront aussi remplies de doutes. Tout serait tellement plus facile si on pouvait fermer les yeux et oublier. S'oublier. Etre lâche. Oui.
J'ai peur de me tromper, j'ai tellement peur que j'en crève. Qui pourrait me dire? Personne, personne pas même moi.

Shit.

" - Comment cela s’appelle-t-il, quand le jour se lève, comme aujourd’hui, et que tout est gâché, que tout est saccagé, et que l’air pourtant se respire, et qu’on a tout perdu, que la ville brûle, que les innocents s’entretuent, mais que les coupables agonisent, dans un coin du jour qui se lève ?
- Demande au mendiant. Il le sait.
- Cela a un très beau nom, femme Narsès. Cela s’appelle l’aurore."

Posté par makkura à 21:21 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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16 février 2009

*Everybody die*

Mon héros...

Est-ce que je vais rester là à te regarder mourir?
Est-ce que je vais devoir dire, moi aussi, que j'étais là, et que je n'ai rien fait? Rien fait.
Que faire, que faire, que faire? Agir, réagir, laisser passer, prier, supplier, essayer de comprendre, reprocher, crier, pleurer, partir, fermer les yeux, trahir? Ou tout ça à la fois?

S'il te plais. On y peut rien. Mais s'il te plais, arrête.

Je ne sais pas comment réagir, je ne peux pas m'empêcher d'être déçue. Pas toi, pas moi, je ne peux pas laisser faire ça. Comme une vague de misère humaine qui remonte des bas-fonds et qui m'éclabousse. Oui, oui, je l'avoue, je pense avoir mieux réussi, je pense que tu as tort de te laisser aller. Je pense que tu t'enfonce et j'aimerais t'aider à te relever. Mais je te vois détourner les yeux, rire, et continuer. Tu dis que je ne peux pas comprendre. Je dis que tu ne veux pas ouvrir les yeux.

J'ai l'impression d'être dans un cauchemar, les pieds au bord du précipice. A deux doigts d'être entraînée dans un tourbillon de folie. L'équillibre de mon monde se brise. Je vacille, je suis égoïste. Mais je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir continuer à faire semblant de l'accepter. De la pitié? Peut-être. Parce que tu en viens à ça, parce que tu n'as pas cherché autre chose, une autre issue. Parce que ne t'es pas battu. Parce que j'ai l'impression que tu n'as plus de rêve, si seulement tu en as déjà eu... De l'imcompréhension et de la tristesse.

Mon héros...

Je ne te connais peut-être pas assez, après tout. Mais comment, comment en es-tu arrivé là? Non, ce n'est pas anodin, ce n'est pas juste pour t'amuser. C'est une détresse, une erreur, le début de la fin en quelque sorte. Tu n'aurais pas du. Tu devrais te reprendre, arrêter de te laisser porter par le temps et recommencer à te battre. Ou tu vas finir par échouer sur des rivages peu enviables...

Le monde est plein de possibles, d'imaginables et d'occasions. Pourquoi refuses-tu de les voir? Quand on veut on peut, je crois que là c'est vrai. "La sagesse c'est d'avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue"... Trouve ton rêve et suis-le. Plus que moi, il pourra te sauver.

L'absolution en un éclair, l'oubli au fond d'un verre. Je n'ai plus goût à la fête si elle est comme ça. You use to make me feel alive. Now you make me die. Dis-moi, dis-moi comment en est-on arrivé là? Si seulement je pouvais remonter le temps et empêcher cette première fois. Je vais peut-être te décevoir, tu vas peut-être me détester, m'ignorer, ne pas me pardonner. Mais si je pouvais tout effacer, et te redonner l'envie de te battre, alors j'accepterais de te perdre.

"...et je n'ai RIEN fait... j'étais là, pourtant, j'étais là!"

Posté par makkura à 23:40 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 février 2009

*There's nothing to do about it*

La folie du monde tourbillonne
Éternels flocons cristallisés
Comme chaque sentiment
Chaque pensée.
Comme toujours.
Les souvenirs remontent
Les larmes aussi, parfois.
Que reste-t-il sous la neige?

Look at me. Look at you.
On était ailleurs, et on était bien
On était autres, on était libres.
Crois-tu que je revivrais ça?

Une partie de moi dans le vent
L'autre dans ma tête.
I used to be a superstar.
Dédoublée en un clin d'œil.
Une deuxième chance?
On en a une chaque jour.

J'aime faire semblant
Même si je suis la seule à y croire.
Oh, one day, I'll go to LA.
I'll reach the stars.

Je me souviens, et je regrette
Toutes ces occasions ratées
Ces rêves avortés
Emportés au loin.
Recouverts.
Ensevelis.
Sous une couche de désillusion.

Et je crois qu'on y peut rien.

Galway is the way. Galway is the only way.
At least that's what I thought.

Tu sais, tu as raison,
Je crois que le bonheur n'existe pas.
Mais que ce qui nous rend heureux
C'est de le chercher.

Il y a toujours quelqu'un qui manque
Il y a toujours quelque chose qui cloche
Toujours un muscle froissé,
Un cœur brisé.
Un égo blessé, un regard détourné.

Et je crois qu'on y peut rien.

Réveilles-toi.
Personne ne vivra ta vie à ta place.
Tu veux partir? Pars.
Tu veux mourir? Crève.
Mais en silence, s'il te plais.
Ne viens pas te plaindre
Si tu refuse de l'aide
Tu ne peux t'en prendre
Qu'à toi même
Qu'aux autres
Qu'au monde entier
Qu'à moi.

I guess that's why I'm the chosen one.

Life's a nonsense.
Et moi, tu me vois?
Tu crois que c'est plus facile
A fleur de peau, à fleur de nerf
En train de pleurer, encore, et encore.
C'est comme ça.

Et je crois qu'on y peux rien.

You'll be okay the day you'll accept it.
So will I.
The day you'll have no fears anymore
Will be the day you have no dreams left.

Et je crois que je préfère aller mal.

Posté par makkura à 21:42 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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01 février 2009

*Don't Try To Understand*

So much to say. So much to ask. So little time.

J'aimerais m'assurer que ceux à qui je tiens vont bien. Être sûre qu'ils savent que je les aime.
Parfois, j'aimerais aussi être à leur place, pour avoir le courage qu'il n'ont pas eu, pour se relever à leur place quand ils n'ont plus la force... Life's short, c'est vrai, tu sais?

J'aimerais balayer l'amertûme, la tristesse, les regrets et les remords qui empêchent d'avancer. Souffler sur les cendres pour découvrir les braises et rallumer la flamme.

Qui suis-je vraiment pour dire cela? Je ne suis pas mieux qu'eux, je ne suis ni plus forte, ni plus intelligente. Je ne suis sûrement pas plus optimiste ni déterminée. Mais ils sont moi, je suis eux, qui ils souffrent je souffre.

I write shit.

J'ai l'esprit un peu ailleurs, écriture automatique, comme si mes doigts savaient ce qu'ils ont a faire. Sans que mon cerveaux ne donne d'ordre. J'écris en regardant le clavier, et en écoutant cette chanson.

I've got a lot to say.

Mon inconscient se réveillerait-il? Je dois écrire, écrire, écrire. J'aimerais avoir le temps de me poser, sans plus m'inquiéter de problèmes secondaires comme... les études. Me poser, devant mon ordinateur, et écrire. Les personnages qui sont dans ma tête, enfermés dans mon corps, couleront dans mon sang, au bout de mes ongles, puis feront pression sur des touches, et apparaîtront enfin aux yeux de tous. Je le veux. Je le mérite. Marre des sacrifices.

Do you know that I love you?

J'écoute les conseils qu'on me donne et je m'aperçois que je ne veux pas les entendre. J'ai déjà la réponse, oui... Le problème c'est que cette réponse change de jour en humeur. Éternelle indécise. J'aimerais faire des grandes choses, parce qu'elles sont grandes. Mais en réalité, ce n'est pas ce que je veux. Je ne veux pas être traductrice pour l'Union Européenne. Je ne veux pas être traductrice juridique. Je ne veux pas être traductrice salariée dans une grande multinationale. Se serait la classe, c'est sûr. Mes parents seraient fiers de moi, les gens seraient impressionnés. Mais ils le seraient encore plus si j'arrivais à faire ce que j'aime et à leur dire sincèrement que j'en suis heureuse. Mêler passion et emploi? Bien-sûr que oui, je ne vois pas comment il pourrait en être autre chose. J'espère que je ne me donnerais pas tort, et je ne me retournerais pas dans 30 ans en me disant que j'ai tout raté et qu'il est trop tard pour faire marche arrière.

Ou alors, il n'est jamais trop tard? Pour l'instant, c'est vrai. A 20 ans, il n'est jamais trop tard. Et avant, encore moins, comprenne qui pourra. J'ai peur, bien-sûr que j'ai peur. Mais c'est normal. Si je n'avais plus peur, ça voudrait que je n'attends plus rien de la vie, que je n'ai plus de rêve. And that sucks a lot.

Essayer d'être un modèle, faire de son mieux, s'inspirer de ceux qui nous entourent, essayer d'aider, se faire rejetter, pleurer, se relever, être différente, ne pas vous décevoir, tout envoyer balader, hurler, regarder les jours passer en silence, rêver, partir. Ne jamais revenir. Oui? Non? Je ne crois pas. Mais j'aimerais un jour partir en me disant que c'est pour toujours. Tout plaquer, soutenir ceux qu'on aime, douter, appréhender l'avenir, se détester, détester sa vie, comprendre sa valeur, ouvrir les yeux, une musique, des mots, sourire, prendre la main de quelqu'un, une bague, une énumération et des virgules, aller enfin de l'avant, ne pas se retourner, parler Anglais, tricoter une écharpe sans savoir pour qui elle est, hésiter, remercier ceux qui ont compté, dire ce qu'on a sur le cœur, serrer ses amis dans ses bras, se dire qu'on a de la chance d'être qui on est, là où on est, être apaisé, avoir le courage de regarder la vérité en face, se poser les bonnes questions, et ne plus se poser de questions du tout.Tenir bon, ne pas se préocuper de la cohérence de nos choix, de nos propos, parce que la seule qui soit, c'est que c'est nous qui les prenonts. J'aime le noir et j'aime le blanc. Et par dessus-tout, j'aime le gris. Nuancer, métisser, mélanger, mixer-démixer, et tout recommencer. S'appuyer sur les autres parce qu'ils n'attendent que de nous aider, se rendre compte qu'on ne règle rien seul, même si on trouve les réponses en soi-même, accepter que parfois il n'y a pas de réponses, chanter, souffrir. Essayer. Essayer encore. Ecrire. Divaguer complètement.

Moran - Camille - Lenaig - Mathieu - Nollaig - Florian - Gaëtan - Lolita - Erell - Armêl

I have so much to give you and to receive from you.
You make me feel alive.

Posté par makkura à 16:30 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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