28 août 2009
*Sleepwriting*
Proches et si lointains pourtant.
L'inspiration part comme elle vient. Sans prévenir. Et trop de temps perdu en mots futiles et en larmes ne l'ont pas retenue.
Someone that won't let you disapear.
Your smell, your smile, your arms, your kiss.
I could think about it for hours.
I could say that to a few of you.
Ce soir, allongée dans mon lit, j'ai ressenti une soudaine vague de chaleur me parcourir en pensant à vous, Camille et Mathieu. C'est presque cruel à dire, mais j'ai l'impression d'avoir ressenti, pour la première fois, ce que c'était d'avoir des amis. J'ai pensé à vous et aux quelques autres (Lenaig, Lolita, Gaëtan, Florian, Julien, Erell) qui font me quotidien. Et je me suis dit que j'avais de la chance de vous avoir.
I can hardly clear my head
From these smoky memories.
There's always something more to say.
Isn't there?
J'essaye de me rappeller les mots et les regards.
Le lien unique qui nous liait.
Je ne sais plus à qui je parle. Tout ce mélange.
Champagne Supernova.
Une page se tourne, ma nouvelle page blanche commence dimanche soir, elle aura pour titre Galway et durera un an avec quelques ellipses françaises.
Je tuerais pour pouvoir prendre ta main, la serrer fort et te promettre que tout ira bien. Tu seras toujours différent, toujours spécial. J'aimerais voyager dans le temps, en avant, en arrière, pour voir déjà ce que tu vas devenir, et pour revivre ces instants beaux parce qu'éphémères.
Someday you will find me.
23 août 2009
*And The Sun Will Set For You*
J'ai...
L'impression d'avoir passé l'été à retenir mon souffle. En apnée.
L'impression d'avoir passé l'été à attendre. Que ça finisse. Que ça commence. Qu'on en finisse.
L'impression d'avoir passé l'été sur les nerfs, toujours en alerte. Fatiguée.
L'impression d'avoir perdu pied.
L'impression de ne plus savoir où je vais.
L'impression d'avoir perdu mes repères, mes rêves, mes espoirs.
L'impression d'avoir passé l'été en suspens, à regretter le passé et à douter du futur. Pour la première fois de ma vie, je n'ai plus pensé que le meilleur était à venir. Et je n'aime pas ça. J'ai repensé aux rires et à la complicité, à l'alcool et aux baisers volés, à l'amour et aux pavés de Rennes. Et j'ai pensé que ces trois dernières années ont été les plus belles de ma vie.
Je ne sais plus qu'attendre de cette année en Irlande. J'aime ce pays, j'aime ces gens. Je vais aimer cette ville et cette université. Mais là, tout de suite, j'aimerais retourner dans le passé et revivre ce bonheur.
Sombrer dans la mélancolie et l'amertûme est toujours plus facile que se battre. J'ai passé l'été seule, encore plus seule quand j'étais avec les enfants, seule avec l'envie de hurler, et de m'enfuir sans jamais revenir.
Je m'accroche à un fil, aux minutes qui s'égrainent lentement mais sûrement, pour enfin vivre cet instant ou je pourrais enfin me laisser aller. Un peu. Pas trop quand même, je n'ai pas changé tant que ça.
Je m'accroche aux paroles de chansons écoutées à la sauvette, dans un demi-sommeil peuplé de rêves étranges qui n'apportent aucune réponse et toujours plus de doutes.
Je m'accroche à la lumière d'un phare au bout du monde, pour me guider hors du magma chaotique de pensées dans lequel je sombre.
Des nouveaux amis? Sans doute. Des nouvelles aventures? Oui, bien sûr. Des nouveaux défis? Evidemment. Mais sans vous?
J'en ai marre d'avoir des devoirs envers des enfants capricieux et des parents exigeants. Je veux me reposer. Dormir, dormir de tout mon soûl sans être réveillée par des pleurs ou des cris.
Je veux que l'été finisse. Je n'aime pas l'été, je n'ai jamais aimé l'été et ce n'est pas celui-ci qui changera mon point de vue.
Je veux avoir du temps pour moi, et des choses pour m'occuper l'esprit. Ça devient urgent. Je vais tomber dans la démence.
Plus. que. 7. jours.
Tenir.


